Salut les Geekz, j’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, on parle de V/H/S/MIXTAPE. Et autant vous prévenir : mais bretzel de merle, qu’est-ce que je viens de regarder ?!
Je connais plutôt bien la franchise V/H/S, son found footage, ses expérimentations visuelles et son atmosphère analog horror. J’attendais donc beaucoup de cette nouvelle anthologie. Au final, mon sentiment est franchement mitigé.
Dance Dance Dance : un départ complètement foutraque
Le premier segment, Dance Dance Dance, attaque sans prévenir : c’est hyper gore, ça dégénère très vite et on se demande sérieusement ce qu’on est en train de regarder. Pourtant, malgré ce chaos, il reste davantage dans le registre found footage que certaines histoires qui suivent. L’ambiance analogique que j’aime dans la franchise n’est pas toujours au rendez-vous.
Un bunker russe qui tourne au cauchemar
Le deuxième segment commence comme une exploration urbaine dans une forêt russe. Objectif : visiter un bunker désaffecté. Mauvaise idée, évidemment ! La situation vire à une déchéance humaine d’une violence extrême, puis à la folie la plus complète. La forêt cède la place à un huis clos anxiogène, dont le dénouement se dessine lentement mais sûrement. De quoi vouloir se cacher sous la couette.
Les prises de vues contemporaines sont utilisées intelligemment et l’immersion fonctionne. Celui-là, je le valide complètement.
Légendes asiatiques et horreur lovecraftienne
Le troisième segment se déroule entièrement dans un seul bâtiment. Étrange ? Complètement. Mais j’y retrouve enfin cette atmosphère propre à V/H/S : la curiosité est un vilain défaut, capable de vous coûter la vie et, accessoirement, de détruire le monde. Entre légendes asiatiques et univers lovecraftien, cette découverte qu’il aurait mieux valu ne jamais faire fonctionne à merveille. J’aime !
La quête du son parfait, jusqu’au sacrifice
Le quatrième segment propose probablement l’histoire la plus barrée du lot. Une personne en deuil cherche un son unique pour composer une musique et finit littéralement par devenir serial killer. C’est gore à souhait, et le conte va jusqu’à inclure le sacrifice de soi pour la musique. Rien que ça !
Un élément revient d’ailleurs régulièrement dans MIXTAPE : le son, ou son absence, sous toutes ses formes. Clips de heavy metal, solo de violon, comptines de séries télévisées enfantines… Ce motif traverse les histoires, même s’il ne résout pas tous les problèmes de cohérence de l’anthologie.
Another Cabin : qu’est-ce que ça vient faire là ?
Et puis il y a Another Cabin. Franchement, je n’ai rien pigé à ce segment. Je me demande surtout ce qu’il vient faire ici. Je veux bien qu’une anthologie expérimente, mais encore faut-il que ses propositions trouvent leur place dans l’ensemble.
Une émission de présentation grotesque et un fil rouge introuvable
Le dispositif d’une sorte d’émission qui présente les found footage n’est pas un problème en soi. Ce sont ses interventions qui me gênent : ça crie, ça surjoue, c’est grotesque et, au bout du compte, ça ne clôture même pas vraiment le film.
La franchise nous a habitués à un fil rouge, parfois discret. Ici, soit je suis passé à côté, soit il est trop peu lisible pour donner du sens à ces séquences. Dans les deux cas, je reste sur ma faim.
Du gore pour du gore ?
J’aime le cinéma d’horreur, et le gore ne me fait pas peur. Mais certains passages donnent l’impression d’empiler le pseudo-gore pour le pseudo-gore, un travers que je reproche aussi à Terrifier. La violence ne remplace ni une histoire, ni une atmosphère, ni une véritable montée en tension. Les meilleurs segments de MIXTAPE prouvent justement qu’on peut faire beaucoup mieux.
Verdict : 2,5/5 – Correct, mais décevant pour un V/H/S
Au final, V/H/S/MIXTAPE alterne de vraies réussites, notamment le bunker russe et l’histoire aux influences lovecraftiennes, avec des propositions hors sujet et des intermèdes inutiles. Le quatrième segment mérite le détour pour son délire musical sanglant, mais l’ensemble manque de cohérence.
Est-ce un mauvais film ? Non. C’est une série B de facture correcte, regardable, parfois même franchement efficace. Mais j’attendais beaucoup plus d’un V/H/S. 2,5/5.





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