Salut les Geekz ! J’espère que vous allez bien et que vous avez mangé votre portion de patates nomo ?
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un anime que j’ai d’abord ragequit tellement son personnage principal m’horripilait : Black Clover.
L’anime m’avait pourtant toujours plus ou moins attiré par son design et son pitch. Alors oui, sur le papier, on retrouve pas mal de choses très classiques du shonen : un héros parti de rien, un rival naturellement doué, un objectif qui semble complètement inaccessible et des adversaires qui vont évidemment devenir toujours plus puissants.
Mais Black Clover apporte suffisamment de différences à la recette pour rapidement piquer la curiosité.
Dans un monde où la magie est partout, Asta fait partie des très rares personnes incapables de produire la moindre once de mana. Alors, faute de pouvoir lancer des boules de feu avec les doigts, notre petit nain de jardin s’entraîne comme un forcené et développe une force physique complètement pétée. Ainsi qu’une addiction aux choux à la crème…
Euh nan, wait.
Ça, c’est Mashle.
Gomen.
Bref, j’ai lancé Black Clover.
Et j’ai ragequit.
Asta, ferme ta gueule cinq minutes !
Voilà. C’est dit.
Si j’ai abandonné Black Clover une première fois, c’est avant tout à cause de cette très mauvaise habitude d’Asta : CE PETIT BRETZEL DE MERLE DE NAIN DE JARDIN NE SAIT PAS PARLER SANS GUEULER.
Il est content ? Il gueule. Il est énervé ? Il gueule. Il est motivé ? Il gueule. Quelqu’un lui demande probablement de passer le sel ? J’imagine qu’il gueule aussi.
Au bout d’un moment, mes oreilles ont demandé le divorce.
Et puis le même collègue qui m’avait conseillé Gachiakuta m’a sorti : « Nan mais en vrai, ça se calme après. »
J’ai donc serré les dents. J’ai tenu bon.
Et vous savez quoi ?
Il avait raison.
Pas seulement parce que les hurlements deviennent beaucoup moins gênants avec le temps. C’est surtout ma perception d’Asta qui a complètement changé.
Asta : aussi fort qu’un Goku, aussi intelligent qu’un poulpe
Parce que la plus grande force de Black Clover réside selon moi dans ses protagonistes, et surtout entre les mains d’un nain de jardin nommé Asta, aussi fort qu’un Goku mais parfois aussi intelligent qu’un poulpe.
Dans cet univers où votre puissance et même une partie de votre statut social reposent sur la magie, Asta part avec un handicap absolument colossal : il n’en possède aucune.
Et pourtant, le mec veut devenir Empereur-Mage.
Normal.
Ce que j’aime énormément, c’est que Black Clover ne transforme pas immédiatement ce handicap en bouton magique permettant à Asta de tout résoudre. Son anti-magie devient évidemment une force fondamentale, mais il doit apprendre à l’utiliser, progresser physiquement, comprendre ses adversaires et surtout compter sur les autres.
Asta se prend des murs. Il tombe. Il se relève. Il rencontre un mur encore plus gros. Il retombe. Puis il revient avec une patate nomo encore plus grosse.
Et cette progression ne concerne pas seulement sa puissance.
Au fil des épisodes, le gamin insupportable des débuts devient un personnage profondément attachant. Sa détermination influence ceux qui l’entourent, mais les autres personnages le font également évoluer.
Et c’est là que Black Clover commence vraiment à devenir intéressant.
Black Clover représente tout ce qu’un shonen devrait être
Progression constante du protagoniste principal, défis toujours plus compliqués, ennemis toujours plus puissants, dépassement de soi, rivalités, amitié, sacrifices, moments de bravoure…
Et beaucoup de patates nomo.
Black Clover connaît parfaitement la recette du shonen.
Mais connaître une recette ne suffit pas. Encore faut-il savoir la cuisiner sans nous servir exactement le même plat pendant 170 épisodes.
Et c’est justement là que la série m’a surpris.
Les enjeux montent progressivement sans donner l’impression qu’on vient simplement de remplacer le méchant précédent par le même avec 2000 points de puissance supplémentaires. L’univers s’élargit, les personnages progressent et certaines menaces obligent surtout les héros à fonctionner ensemble.
Ce n’est pas uniquement « Asta arrive et casse tout ».
Et heureusement.
Quand Black Clover décide de troller les codes du shonen
Ce que j’ai adoré dans ces 170 premiers épisodes de Black Clover, c’est aussi sa capacité à parfois envoyer valser les codes du genre.
Vous connaissez le grand classique.
Le méchant prend une pose dramatique. La musique change. Il commence son immense monologue pour expliquer son plan machiavélique, le fonctionnement de son pouvoir, probablement ce qu’il a mangé au petit-déjeuner et le traumatisme qu’il a vécu à six ans…
GIGA PATATE DE FORAIN EN PLEINE TRONCHE.
En gros : « Osef, raconte pas ta vie. »
Bordel, ce que j’ai pu rire.
C’est aussi ça, Black Clover. La série connaît parfaitement les codes du shonen, les utilise lorsqu’ils servent son histoire et, de temps en temps, décide simplement de leur coller une patate de forain.
Et ce genre de rupture fonctionne d’autant mieux que la série sait également être beaucoup plus sérieuse quand elle en a besoin.
Des personnages qui ne servent pas uniquement de décoration
Black Clover possède évidemment son héros, mais l’anime ne repose pas uniquement sur Asta.
Yuno, Noelle, Yami et les membres du Taureau Noir participent énormément à ce qui rend cet univers aussi attachant. Chacun arrive avec ses qualités, ses défauts, ses blessures et souvent un niveau de connerie assez spectaculaire.
Les Taureaux Noirs ressemblent parfois moins à une compagnie de Chevaliers-Mages qu’à une famille qu’on aurait assemblée après avoir tiré des noms au hasard dans le fichier des cas sociaux du royaume.
Et c’est précisément pour ça que je les adore.
La série prend le temps de développer plusieurs d’entre eux et, surtout, leur progression ne se limite pas toujours à débloquer une attaque plus grosse que la précédente.
Il y a de la bravoure, de la bromance, des sentiments, de la douleur, des complexes à dépasser et de véritables liens qui se construisent.
Tout cela participe directement à la progression d’Asta, mais aussi à celle du groupe dans son ensemble.
La puissance ne se trouve pas toujours là où on l’attend
Un autre truc que j’apprécie beaucoup dans Black Clover, c’est sa capacité à jouer avec les apparences.
Un personnage peut avoir le charisme d’un boss de fin et ne pas forcément être celui qui va vous réserver la plus grosse surprise. À l’inverse, quelqu’un qu’on pourrait facilement considérer comme secondaire peut soudain sortir quelque chose qui vous fait vous redresser devant l’écran.
Et quand la série commence à combiner les pouvoirs de plusieurs personnages, certains affrontements deviennent particulièrement jouissifs.
Je vais volontairement rester vague parce que Black Clover fait partie de ces anime dont certaines découvertes fonctionnent beaucoup mieux lorsqu’on ne sait pas ce qui va arriver.
Retenez simplement ceci : il y a eu quelques « PATIN DE MERLE ! » devant mon écran.
Techniquement, Black Clover envoie du très lourd
Visuellement, je n’ai pas grand-chose à reprocher à Black Clover.
Le dessin fonctionne, la direction artistique possède une vraie identité et les gros affrontements peuvent monter très haut en intensité. Quand l’animation décide d’envoyer la sauce, ça devient parfois stratosphérique.
La bande-son accompagne parfaitement cette montée en puissance et participe énormément aux moments de bravoure.
Et puis il y a les doubleurs japonais.
Globalement, excellent boulot.
Avec évidemment une mention particulière à Gakuto Kajiwara, la voix japonaise d’Asta.
Je refuse de croire que cet homme ne terminait pas certaines journées avec une infusion, trois kilos de miel et son médecin ORL en numéro favori.
Parce que bordel…
Il donne TOUT.
170 épisodes plus tard, mon ragequit paraît très loin
C’est probablement ce qui me fait le plus rire en écrivant cette critique.
Je suis passé de « mais ferme ta gueule Asta ! » à attendre avec impatience de retrouver ce nain bodybuildé et toute sa bande.
Et c’est peut-être la meilleure preuve de la réussite de Black Clover.
La série ne m’a pas convaincu immédiatement. Elle a dû aller chercher mon intérêt, puis progressivement transformer cet intérêt en véritable attachement.
Black Clover apporte à mes yeux un vrai vent de fraîcheur au shonen tout en assumant complètement d’en être un.
Il ne cherche pas à déconstruire le genre à chaque épisode. Il prend ses fondamentaux, les maîtrise, s’amuse parfois avec eux et construit dessus un univers et des personnages auxquels j’ai fini par énormément m’attacher.
Net, propre et sans bavure.
Et maintenant, Black Clover revient
Et le timing de cette critique n’est finalement pas mauvais du tout.
Après ces 170 premiers épisodes, Black Clover revient avec une nouvelle saison.
Autant vous dire qu’après être passé du mec qui avait ragequit la série à celui qui lui colle aujourd’hui un 5/5, je serai devant.
Comme quoi, parfois, il faut savoir écouter ses collègues.
Même quand on n’entend plus rien parce qu’Asta gueule derrière.
Où regarder Black Clover ?
Les 170 premiers épisodes de Black Clover sont disponibles sur Crunchyroll, avec notamment des pistes audio japonaise et française et des sous-titres français. La nouvelle saison commencera également sur Crunchyroll en octobre 2026.
FAQ : Black Clover
Combien d’épisodes compte Black Clover avant son retour en 2026 ?
La première série télévisée de Black Clover compte 170 épisodes. C’est sur l’ensemble de ces épisodes que porte cette critique.
Est-ce qu’Asta arrête de crier dans Black Clover ?
Disons que ça devient beaucoup moins pénible. Ses hurlements du début peuvent réellement rebuter, j’en suis la preuve vivante, mais ils ne résument absolument pas le personnage sur la durée. Si c’est la seule chose qui vous empêche de continuer, essayez de tenir encore un peu.
Black Clover vaut-il le coup malgré ses 170 épisodes ?
Pour moi, clairement oui. La longueur permet justement de voir les personnages évoluer, les relations se construire et l’univers prendre progressivement de l’ampleur. Je l’avais abandonné et j’ai finalement dévoré les 170 épisodes.
Black Clover ressemble-t-il aux autres shonen ?
Oui, et ce n’est pas forcément un défaut. Black Clover assume de nombreux fondamentaux du shonen : dépassement de soi, rivalité, amitié, combats et ennemis toujours plus dangereux. Sa force est de très bien maîtriser ces codes et de savoir parfois s’en moquer.
Quand revient l’anime Black Clover ?
La nouvelle saison de Black Clover doit débuter en octobre 2026. L’occasion parfaite de rattraper les 170 premiers épisodes si vous étiez passés à côté.
Verdict : 5/5, avec des boules Quies
Black Clover représente pour moi tout ce qu’un grand shonen devrait être.
Des personnages auxquels on finit par s’attacher, une véritable progression, des combats capables de faire décoller du canapé, de l’humour, de la bromance, des moments douloureux et suffisamment de surprises pour maintenir l’intérêt sur 170 épisodes.
Est-ce parfait ? Non.
Est-ce qu’Asta risque de vous donner envie de couper le son pendant les premiers épisodes ?
PUTAIN OUI.
Mais si vous êtes dans la même situation que moi, essayez de passer ce cap.
J’étais venu avec des boules Quies.
Je repars 170 épisodes plus tard avec un 5/5.
Et maintenant j’attends la suite.
Et vous les Geekz, vous aviez accroché immédiatement à Black Clover ou Asta vous avait également fait ragequit ? Venez me raconter ça dans les commentaires, surtout si vous faites partie de ceux qui ont failli envoyer leur casque à travers la pièce.
À très vite sur le Geekz Club !
SuPr3m3








Laisser un commentaire