Salut les Geekz, j’espère que vous allez bien ? Vous vous souvenez de Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme ? Cette adaptation de 1994 a beau avoir pris quelques patates de forain dans la presse, elle a laissé une trace chez les amateurs de baston vidéoludique. Trente-deux ans plus tard, Hollywood remet une pièce dans la borne d’arcade. Et le résultat divise déjà sévèrement critiques et spectateurs.
Street Fighter 2026 : retour à l’arcade, direction 1993
Sorti dans les salles françaises le 14 octobre 2026, le nouveau Street Fighter est réalisé par Kitao Sakurai. Le film nous ramène en 1993, à l’époque où les salles d’arcade résonnaient encore des cris de joueurs qui tentaient désespérément de sortir un Hadouken.
Ryu et Ken, autrefois inséparables, sont recrutés par Chun-Li pour participer au World Warrior Tournament. Évidemment, derrière les combats se cache une conspiration. Et comme nous sommes dans Street Fighter, le mystérieux M. Bison n’est jamais très loin.
45 % chez les critiques, 84 % chez les spectateurs : deux salles, deux ambiances
Au moment où nous écrivons ces lignes, Rotten Tomatoes affiche 45 % d’avis favorables côté critiques, contre 84 % du côté des spectateurs vérifiés. Ce ne sont pas deux notes attribuées sur la même base : le premier indicateur représente la proportion de critiques positives, le second celle des évaluations positives du public vérifié. Les chiffres sont susceptibles d’évoluer.
Ce décalage raconte quelque chose d’intéressant. La presse reproche principalement au film un scénario trop chargé, une narration brouillonne et un humour qui ne touche pas toujours sa cible. Une partie du public, elle, semble surtout apprécier le spectacle, les références aux jeux et l’ambiance volontairement excessive.
Alors, chef-d’œuvre incompris ? Certainement pas une conclusion qu’on peut tirer de deux pourcentages. Mais voilà de quoi rappeler qu’un film tiré d’un jeu de combat n’est pas nécessairement jugé selon les mêmes attentes par les fans de la licence et par la critique généraliste.
Roman Reigns, Cody Rhodes et Jason Momoa : un casting de boss de fin de niveau
Côté distribution, les amateurs de catch ont de quoi lever un sourcil. Roman Reigns incarne Akuma, tandis que Cody Rhodes enfile le costume de Guile. Deux figures de la WWE qui se retrouvent dans une autre arène, avec des affrontements tout aussi chorégraphiés mais des effets spéciaux en prime.
À leurs côtés, Andrew Koji joue Ryu, Noah Centineo interprète Ken et Callina Liang campe Chun-Li. On retrouve aussi Jason Momoa en Blanka, David Dastmalchian en M. Bison et 50 Cent en Balrog. Sur le papier, c’est foutraque. À l’écran, ce casting est justement l’une des attractions du film.
Et pour les amateurs de catch, il y a même une petite rivalité bonus : Roman Reigns a profité de la promotion pour plaisanter sur le fait qu’Akuma battrait Guile à chaque fois. La guerre des personnages déborde donc jusque dans les interviews.
Un film qui veut ressembler à Street Fighter, quitte à en faire trop
Les premières critiques convergent sur plusieurs points : les séquences animées et certains combats impressionnent, tandis que l’accumulation de personnages et d’intrigues nuit à la cohérence. L’équipe semble avoir cherché à restituer l’énergie d’une borne d’arcade des années 1990, avec ses couleurs, ses poses improbables et son goût du spectacle.
Le problème, c’est qu’un jeu de baston n’a pas les mêmes besoins qu’un film de près de deux heures. Dans une partie, personne ne réclame une justification psychologique à chaque coup de pied retourné. Au cinéma, en revanche, il faut aussi donner envie de suivre les personnages entre deux combats.
La question est donc moins « est-ce fidèle à chaque détail ? » que « est-ce que ça fonctionne comme un film ? ». Et c’est précisément sur ce terrain que les avis divergent.
Le fantôme de Jean-Claude Van Damme plane toujours
Impossible de parler de Street Fighter au cinéma sans penser au film de 1994. Avec le recul, son côté kitsch fait presque partie de son charme. Cette nouvelle version semble assumer elle aussi une certaine démesure, mais avec des références beaucoup plus appuyées à la culture arcade.
Les adaptations de jeux vidéo ont pourtant changé de statut ces dernières années. Les spectateurs savent désormais qu’on peut respecter une licence tout en racontant une histoire solide. Le nouveau Street Fighter devait donc relever un défi plus compliqué qu’il n’y paraît : satisfaire les nostalgiques sans se contenter d’aligner les clins d’œil.
Faut-il aller le voir ?
Sans avoir encore posé nous-mêmes les yeux sur le film, pas question de lui coller une note ou de jouer les critiques de cinéma depuis notre canapé. Les premiers retours dessinent toutefois une tendance claire : si vous cherchez une adaptation sérieuse et parfaitement maîtrisée, prudence ; si vous voulez retrouver le joyeux chaos de l’arcade, vous pourriez bien y trouver votre compte.
Et vous, les Geekz ? Vous êtes plutôt team « Hadouken dans la tronche et tant pis pour le scénario » ou vous attendez désormais davantage des adaptations de jeux vidéo ?





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