Salut toi !
Si tu suis un peu l’actualité de la mode ou de la culture web ces derniers jours, tu n’as pas pu passer à côté du cataclysme toxique qui secoue les réseaux sociaux français. Durant la Fashion Week homme à Paris, la marque californienne 424 a cru bon d’inviter en tête d’affiche un influenceur d’une violence psychologique et physique rare : Clavicular. Connu pour ses dérives masculinistes et ses incitations à des pratiques physiques mutiles, le voir glorifié sur un podium parisien a déclenché une polémique magistrale. On n’est pas là pour trier les lentilles, on démonte le phénomène pièce par pièce !
« Quand on est con, on est con. On ne va pas chercher des excuses. » – Kaamelott, kaakook.fr
Qui est Clavicular, le gourou du « Looksmaxxing » extrême ?
Pour ceux qui ont la chance de ne pas encore le connaître, Braden Eric Peters, plus connu sous son pseudonyme de Clavicular, est un streamer américain de 20 ans qui a bâti son empire numérique sur les plateformes Kick et TikTok. Son fonds de commerce ? Le concept de looksmaxxing. À l’origine, cette tendance née dans les communautés incels consiste à optimiser son apparence physique (coiffure, style, sport) pour essayer de gagner du pouvoir social. Sauf qu’avec Clavicular, on est tombé dans le « hardmaxx » le plus sombre, le plus violent et le plus foutraque possible.
Le jeune homme est devenu une véritable star des algorithmes en incitant quotidiennement sa communauté d’adolescents au bonesmashing. Le principe est terrifiant : se frapper volontairement le visage avec un marteau, des objets lourds ou ses propres poings afin de briser ou micro-fracturer les os de la mâchoire et des pommettes pour qu’ils se reconstruisent de manière démesurée, selon lui « plus virile ». Pour compléter ce tableau idyllique, il prône également l’injection d’acides dissolvants de graisse faits maison et encourage la consommation de substances illicites pour couper la faim et rester squelettique. Un cocktail d’une toxicité absolue, lié de très près à la frange la plus radicale de la manosphère.
Le naufrage parisien : Râteaux en série et harcèlement de rue
Fraîchement débarqué dans la capitale française pour la Fashion Week, le « mâle alpha » autoproclamé a rapidement voulu tester ses théories de séduction suprême sur les femmes parisiennes. En direct sur l’application de streaming Kick, il s’est illustré dans des séquences de harcèlement de rue ultra-gênantes. Suivant des passantes à la trace et tenant des propos d’un sexisme crasse, l’influenceur a finalement récolté une pluie de râteaux monumentaux en direct, les Parisiennes ne se laissant absolument pas démonter. Devenu en quelques heures la risée de Twitter et de Threads, le streamer pensait en rester là. C’était sans compter sur l’explosion du véritable scandale éthique qui allait suivre.
Le bad buzz a littéralement implosé lorsque le label de mode 424, fondé par Guillermo Andrade, a officiellement choisi Clavicular pour ouvrir son défilé parisien. Les images du streamer défilant avec un air hagard ont immédiatement fuité, soulevant une vague d’indignation collective chez les internautes et les professionnels de l’industrie. Comment une marque internationale peut-elle offrir une telle vitrine et légitimer un individu banni de plusieurs plateformes pour contenus violents, et qui s’est récemment filmé en train de percuter délibérément un homme avec un Tesla Cybertruck en se réjouissant de sa mort potentielle ? La question éthique est lourde, d’autant que les autorités et les spécialistes de la sécurité intérieure tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur la radicalisation de ces mouvances masculinistes ultra-violentes sur le net.
Le mot de la fin : Le buzz à tout prix a des limites
En cherchant à faire un coup marketing clivant pour capter l’attention d’une jeunesse nourrie aux algorithmes de TikTok, la marque 424 s’est lamentablement pris les pieds dans le tapis de la décence. Ce que l’histoire retiendra de ce défilé parisien de juin 2026, ce ne sont malheureusement pas les vêtements ni les coupes de la collection, mais bien la mise en avant révoltante d’un gourou toxique de la haine de soi et du harcèlement. Donner de la crédibilité à ce genre de profil sous prétexte de générer des clics et de l’engagement éphémère est une stratégie purement désastreuse.
Et toi alors, tu penses que l’industrie de la mode va beaucoup trop loin pour faire du buzz sur le dos de la toxicité d’Internet, ou tu penses que tout est bon pour faire parler d’une marque ? Dis-moi ça en commentaire !
On se dit à bientôt pour un nouvel article, SuPr3m3





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