Critique L’Odyssée (2026) : et si Ulysse était l’Oppenheimer de Christopher Nolan ?
Cinéma

Critique L’Odyssée (2026) : et si Ulysse était l’Oppenheimer de Christopher Nolan ?

⚡ En bref

Avec L'Odyssée, Christopher Nolan livre évidemment un spectacle monumental, mais ce n'est finalement pas ce qui m'a le plus marqué. Derrière Ulysse, j'ai constamment vu l'ombre d'Oppenheimer : celle d'un homme qui revient de la guerre avec le poids de ses décisions sur les épaules. Les trente premières minutes m'ont paru un peu longues, puis le film m'a complètement embarqué. Matt Damon est excellent, Robert Pattinson absolument détestable — et c'est un énorme compliment — tandis que la réalisation, les décors, les effets pratiques et la photographie donnent au film un cachet presque old school que j'adore. 4,5/5 : une immense expérience de cinéma qui m'a autant impressionné par sa forme que par ce qu'elle raconte de ceux qui doivent vivre avec les conséquences de la guerre.

Salut les Geekz ! C’est SuPr3m3 de retour sur le blog ! Je vais être franc avec vous : cette critique, je l’appréhendais un peu. Pas parce que je ne savais pas quoi penser de L’Odyssée de Christopher Nolan. Bien au contraire. Mais parce que certains films te donnent immédiatement envie d’écrire quinze pages pour expliquer tout ce que tu as ressenti, avec le risque de finir par complètement oublier de parler du film.

Et L’Odyssée fait clairement partie de ceux-là.

Évidemment, on peut parler de ses images monumentales, de Matt Damon, d’Anne Hathaway, de Robert Pattinson, de ses décors, de ses effets pratiques ou de cette photographie absolument dingue. On peut aussi parler du défi légèrement couillu consistant à prendre l’un des récits fondateurs de la littérature occidentale et à en faire un blockbuster de presque trois heures tourné intégralement en IMAX. Tout ça compte. Beaucoup.

Mais pendant la séance, une autre idée m’est restée dans le crâne : pour moi, L’Odyssée ressemble presque à un prolongement d’Oppenheimer.

Pas narrativement, évidemment. Je vous rassure, Ulysse n’a pas inventé la bombe atomique entre deux Cyclopes. Je parle de ce que ces deux hommes représentent dans le cinéma de Nolan.

Oppenheimer racontait un homme qui participe à la création d’une arme capable de détruire des villes entières. L’Odyssée me montre un homme qui revient de la guerre après avoir participé à sa destruction et qui doit maintenant vivre avec ce qu’il a fait.

Deux hommes. Deux époques. Deux guerres.

Mais peut-être la même question : qu’est-ce qu’on fait après avoir contribué à l’horreur ?

Critique de L'odyssée de Christopher Nolan

Ulysse, l’Oppenheimer de Nolan ?

Je précise immédiatement quelque chose : c’est ma lecture du film. Je ne vais pas vous sortir du chapeau une citation de Christopher Nolan disant qu’Ulysse est Robert Oppenheimer avec un bateau et une épée. Mais impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement.

Dans Oppenheimer, Nolan ne s’intéressait pas uniquement à la fabrication de la bombe. Ce qui me reste surtout du film, c’est l’après. La prise de conscience. Le poids d’une décision qui ne peut plus être annulée. Tu peux expliquer pourquoi tu l’as fait. Tu peux rappeler le contexte. Tu peux rationaliser chacune des étapes qui t’ont conduit jusque-là. Le résultat existe quand même.

Et c’est exactement ce que j’ai ressenti devant cet Ulysse.

Il est évidemment le héros de la guerre de Troie. C’est l’homme du cheval de Troie, celui dont la ruse participe à la victoire des Grecs. Sur le papier, il devrait rentrer chez lui couvert de gloire.

Sauf que Nolan semble beaucoup plus intéressé par l’homme qui doit rentrer chez lui après être devenu ce héros.

La guerre est terminée. Troie est tombée. Mais Ulysse, lui, n’en a pas terminé avec elle.

La culpabilité, la honte, les morts, les décisions prises au nom de la victoire… tout ça voyage avec lui. Et progressivement, son retour vers Ithaque devient presque moins une aventure géographique qu’un voyage à travers les conséquences de ses propres actes.

C’est là que mon parallèle avec Oppenheimer prend tout son sens. Oppenheimer peut quitter Los Alamos, Ulysse peut quitter Troie : aucun des deux ne peut réellement laisser derrière lui ce qu’il a contribué à provoquer.

Une première demi-heure qui m’a demandé un petit effort

Maintenant, 4,5/5 ne veut pas dire que je suis resté trois heures la bouche ouverte en criant « masterclass » toutes les quatre minutes.

Les trente premières minutes m’ont semblé un peu longues.

Le film doit poser énormément de choses : Ithaque, Télémaque, Pénélope, les prétendants, l’absence d’Ulysse, la guerre de Troie et la manière dont Nolan va raconter une histoire que certains connaissent par cœur tandis que d’autres se souviennent vaguement qu’il y avait un Cyclope quelque part.

Et Nolan ne prend pas spécialement le spectateur par la main. Plusieurs critiques ont d’ailleurs relevé cette entrée en matière exigeante et ce temps nécessaire pour s’acclimater à sa manière d’aborder le récit homérique.

Sur le moment, j’ai donc regardé ma montre intérieure commencer doucement à se réveiller.

Puis quelque chose s’est passé.

Le récit s’est mis en place, les pièces ont commencé à s’emboîter et ma montre intérieure est partie se faire foutre.

À partir de là, je n’ai plus vu le temps passer. Et pour un film qui approche les trois heures, c’est probablement l’un des meilleurs compliments que je puisse lui faire.

Matt Damon ne joue pas un héros, il joue un homme qui doit rentrer

Matt Damon est évidemment au centre de tout ça et j’ai énormément aimé son Ulysse.

Parce qu’il aurait été très facile d’en faire une espèce de guerrier mythologique bigger than life, toujours plus malin que les autres, toujours plus fort, avec une mâchoire carrée et une musique héroïque dès qu’il met un pied sur un caillou.

Ce n’est pas vraiment ce que Damon joue.

Son Ulysse est fatigué. Marqué. Capable d’être impressionnant, évidemment, mais profondément humain. On ressent chez lui le poids du voyage et celui de la guerre. Et c’est précisément ce qui permet à toutes les créatures, aux dieux et aux événements mythologiques qui l’entourent de fonctionner sans transformer le film en parc d’attractions.

Le spectacle est immense, mais le personnage reste à hauteur d’homme.

Et c’est peut-être ça, finalement, qui rend son voyage aussi intéressant : Ulysse ne cherche pas à conquérir un nouveau territoire. Il veut rentrer chez lui.

Sauf qu’après tout ce qu’il a vécu et tout ce qu’il a fait, une question commence forcément à apparaître : l’homme qui rentrera à Ithaque peut-il encore être celui qui en est parti ?

Critique de L'odyssée de Christopher Nolan

Bretzel de merle, Robert Pattinson…

Et puis il y a Robert Pattinson.

Bretzel de merle.

J’ai eu envie de le gifler pendant une bonne partie du film.

Et je veux être extrêmement clair : c’est un compliment.

Son Antinoos est absolument insupportable. Arrogant, visqueux, menaçant, avec cette faculté extraordinaire de te donner envie de traverser l’écran simplement pour lui expliquer quelques principes élémentaires de savoir-vivre à grands coups de pelle.

Critique de L'odyssée de Christopher Nolan

Et plus je vois Robert Pattinson jouer, plus je trouve son parcours fascinant.

On parle quand même d’un acteur qu’une immense partie du public a découvert avec Cedric Diggory dans Harry Potter et la Coupe de feu, avant qu’il devienne Edward Cullen dans Twilight. Il aurait pu passer les vingt années suivantes à capitaliser tranquillement là-dessus.

Au lieu de ça, le mec est allé chercher des rôles chez David Cronenberg, les frères Safdie, Robert Eggers, Bong Joon-ho, Matt Reeves et Christopher Nolan. Good Time, The Lighthouse, Tenet, The Batman, Mickey 17… difficile aujourd’hui de continuer à le réduire au vampire qui brillait au soleil.

Et devant L’Odyssée, j’ai pensé à Daniel Radcliffe.

Pas parce que leurs carrières sont identiques, mais parce que j’ai l’impression de retrouver cette même volonté d’aller chercher des personnages qui n’ont parfois absolument rien à voir avec l’image qui les a rendus célèbres. Radcliffe a passé une partie de son après-Harry Potter à faire des choix improbables, parfois franchement barrés. Pattinson semble lui aussi prendre un malin plaisir à casser l’image qu’on pourrait avoir de lui.

Et Antinoos en est encore une belle démonstration.

Si un acteur réussit à me faire oublier Robert Pattinson pour simplement me donner envie de mettre une tarte à son personnage, c’est qu’il fait sacrément bien son boulot. Plusieurs critiques ont d’ailleurs particulièrement distingué son interprétation du prétendant d’Ithaque.

Un casting indécent qui ne ressemble jamais à un défilé de stars

Et Pattinson n’est évidemment pas tout seul.

Anne Hathaway, Tom Holland, Zendaya, Charlize Theron, Lupita Nyong’o, Himesh Patel, Elliot Page… la distribution ressemble presque au résultat d’une partie de « combien de grands acteurs peut-on faire rentrer sur une affiche avant que Photoshop demande une augmentation ? »

Pourtant, je n’ai jamais vraiment ressenti cet effet de catalogue.

Anne Hathaway possède notamment cette présence qui permet à Pénélope d’exister autrement que comme « la femme d’Ulysse qui attend à la maison ». Tom Holland trouve également quelque chose de plus fragile et contenu avec Télémaque. Et même lorsque certains visages très connus disposent de relativement peu de temps à l’écran, ils participent à donner à ce monde une vraie densité.

Le film possède une ampleur gigantesque, mais Nolan n’oublie pas que son histoire repose aussi sur ceux qui attendent le retour d’Ulysse.

Un film de 2026 fabriqué comme un blockbuster d’une autre époque

Et maintenant, parlons de ce qui m’a probablement fait le plus kiffer visuellement.

Ce film a quelque chose d’old school.

Pas dans le mauvais sens. Pas « vieux ». Old school dans sa manière de donner une existence physique à ce qu’on regarde.

Depuis des années, Nolan possède cette obsession pour les effets pratiques, les vrais décors et les choses qu’il peut réellement placer devant une caméra. Avec L’Odyssée, cette philosophie atteint une échelle assez hallucinante. Le film a été tourné entièrement avec des caméras IMAX argentiques grand format et la production a largement privilégié les environnements et éléments physiques.

Et ça se voit.

Ou plutôt : ça se ressent.

Un bateau possède du poids parce qu’il y a réellement quelque chose dans l’eau. Une vague ne ressemble pas à une simulation parfaite calculée pendant six semaines par quatre cents GPU. Les décors ont une matière. Les costumes sont sales. Les acteurs semblent réellement subir le vent, le soleil, l’eau et tout ce que Nolan a décidé de leur balancer dans la tronche ce jour-là.

C’est difficile à expliquer sans tomber dans le cliché du « CGI = mauvais, pratique = bien », parce que ce serait complètement idiot. Les effets numériques sont évidemment des outils extraordinaires et L’Odyssée lui-même ne pourrait pas exister sous cette forme sans travail numérique.

Mais il existe une différence entre fabriquer entièrement une image et partir d’une réalité physique avant de la prolonger.

Et Nolan adore cette deuxième solution.

Critique de L'odyssée de Christopher Nolan

Du cinéma moderne avec la matière d’une autre époque

C’est exactement la sensation que j’ai eue pendant le film : regarder une production récente réalisée avec une philosophie de cinéma venue d’une époque précédente.

Évidemment, tout est moderne. Les caméras, les techniques, le montage, le mixage, les possibilités offertes à Nolan sont celles d’un cinéaste de 2026 disposant de moyens gigantesques.

Mais les images ont cette texture presque artisanale que j’associe aux grandes fresques d’avant l’ère du tout-numérique.

Tu regardes la mer et elle est là.

Tu regardes les paysages et ils sont là.

Tu regardes ces hommes perdus au milieu d’environnements immenses et tu ressens immédiatement leur petitesse.

Le directeur de la photographie Hoyte van Hoytema exploite justement cette disproportion entre les personnages et les paysages, quelque chose également relevé dans les critiques du film.

Et ça donne à L’Odyssée un cachet que je trouve magnifique.

Direction artistique : je cherche encore ce que je pourrais lui reprocher

Visuellement, j’ai pris une claque.

Les plans, les décors, les costumes, la photographie, l’étalonnage : tout fonctionne.

Il y a des plans que tu pourrais presque sortir du film, encadrer et accrocher au mur. Et ce n’est pas uniquement parce qu’ils sont « beaux ». Ils racontent constamment l’échelle du voyage.

Ulysse peut être un roi, un guerrier, le cerveau derrière le cheval de Troie : quand Nolan le place au milieu d’une mer immense ou face à certaines forces qui le dépassent complètement, il redevient minuscule.

C’est aussi là que l’IMAX prend tout son sens. Pas simplement pour pouvoir écrire « FILMÉ EN IMAX » en énorme sur l’affiche, mais parce que le format sert réellement la sensation d’échelle.

Et derrière, l’étalonnage évite cette espèce de propreté numérique clinique que je reproche parfois aux grosses productions modernes. L’image peut être magnifique sans devenir artificiellement parfaite. Elle conserve de la matière, des ombres, de la poussière, du contraste.

Bref : c’est du cinéma que j’ai envie de regarder sur un écran beaucoup trop grand.

L’Odyssée n’est pas Oppenheimer 2, et c’est justement pour ça que le parallèle m’intéresse

Revenons une dernière fois à mon idée de départ.

Je ne pense évidemment pas que Nolan ait simplement repris Oppenheimer, remplacé Los Alamos par la Méditerranée et distribué des épées à tout le monde.

Mais je trouve fascinant de voir son film suivant revenir encore sur les conséquences d’une guerre et le poids moral porté par celui qui a contribué à son issue. Et je ne suis manifestement pas le seul à avoir perçu cette continuité : plusieurs critiques ont rapproché directement L’Odyssée d’Oppenheimer, notamment autour de la culpabilité et des conséquences de la violence.

Oppenheimer crée quelque chose qu’il ne pourra jamais remettre dans sa boîte.

Ulysse imagine une stratégie qui permet de gagner une guerre, puis doit rentrer chez lui avec les morts derrière lui.

Et dans les deux cas, la victoire ne ressemble pas vraiment à une victoire.

C’est peut-être ça qui m’a autant accroché.

Parce que derrière les monstres, les dieux, les bateaux, les épées et toute la puissance visuelle déployée par Nolan, L’Odyssée m’a finalement parlé d’un truc extrêmement humain : comment revenir à une vie normale lorsqu’on ne l’est plus soi-même ?

Alors, 4,5/5 ?

Oui.

Et le demi-point qui manque n’est pas là pour faire genre « attention, je suis critique cinéma, je dois absolument trouver un défaut ».

Les trente premières minutes m’ont réellement semblé longues. Le film demande un petit investissement avant que son récit m’embarque complètement. Et avec une durée de 172 minutes, il faut évidemment accepter de partir pour une vraie séance.

Mais une fois dedans ?

Je n’ai plus vu passer le temps.

J’ai adoré sa réalisation. J’ai adoré sa direction artistique. J’ai adoré cette sensation de regarder quelque chose de gigantesque sans avoir constamment l’impression de regarder une démonstration informatique. Matt Damon m’a convaincu, Anne Hathaway est excellente et Robert Pattinson m’a donné envie de lui mettre des claques pendant près de trois heures.

Que demander de plus ?

Ah oui.

Peut-être une vessie compatible IMAX.


FAQ sur L’Odyssée de Christopher Nolan

De quoi parle L’Odyssée de Christopher Nolan ?

L’Odyssée adapte le célèbre récit attribué à Homère et suit Ulysse, roi d’Ithaque, dans son difficile retour auprès de sa famille après la guerre de Troie. Christopher Nolan conserve les grandes figures et épreuves mythologiques du récit tout en donnant une dimension très physique et humaine au voyage.

Qui joue Ulysse dans L’Odyssée ?

Matt Damon interprète Ulysse. Il est entouré d’un casting particulièrement impressionnant comprenant notamment Anne Hathaway dans le rôle de Pénélope, Tom Holland en Télémaque, Robert Pattinson en Antinoos, Jon Berntal en Menelaus et Zendaya en Athéna.

L’Odyssée est-il vraiment tourné en IMAX ?

Oui. Christopher Nolan et son directeur de la photographie Hoyte van Hoytema ont tourné le film intégralement avec des caméras IMAX grand format, une première à cette échelle pour un long métrage.

Faut-il avoir lu Homère avant de voir L’Odyssée ?

Non. Connaître le récit permet évidemment de reconnaître immédiatement les personnages, les créatures et certaines étapes du voyage, mais le film reste conçu pour raconter sa propre version de l’histoire. Il faut simplement accepter une mise en place assez dense et une narration qui ne passe pas son temps à expliquer au spectateur ce qu’il doit comprendre.

L’Odyssée ressemble-t-il à Oppenheimer ?

Pas dans sa forme ni dans son histoire. Le rapprochement que je fais ici est avant tout thématique et personnel : j’ai retrouvé chez Ulysse cette idée d’un homme obligé de vivre avec les conséquences de décisions prises pendant la guerre. Plusieurs critiques ont néanmoins également rapproché les deux films autour de la culpabilité, de la violence et de leurs conséquences.


Mon verdict sur L’Odyssée

L’Odyssée m’a rappelé pourquoi j’aime encore autant aller au cinéma.

Pas simplement parce que c’est grand. Pas simplement parce que ça coûte une fortune ou parce que Christopher Nolan peut aujourd’hui convaincre un studio de lui confier des moyens que peu de réalisateurs peuvent encore obtenir.

Mais parce que derrière toute cette démesure, j’ai senti une vraie envie de fabriquer du cinéma.

Mettre des acteurs dans de vrais environnements. Construire. Filmer. Attendre la bonne lumière. Donner du poids aux objets et aux corps. Utiliser les outils modernes sans effacer complètement la matière qui se trouvait devant la caméra.

Et raconter au passage une histoire vieille de plusieurs millénaires qui continue à parler de choses foutrement actuelles : la guerre, la famille, la culpabilité, la perte et cette drôle d’idée qu’on pourrait simplement rentrer chez soi après avoir traversé l’horreur et reprendre sa vie là où on l’avait laissée.

Ma note4,5 / 5

Les trente premières minutes m’empêchent de lui coller la note maximale. Pour tout le reste, j’ai pris une sacrée claque.

Et vous les Geekz, vous l’avez vécu comment, ce retour à Ithaque ? Est-ce que mon parallèle avec Oppenheimer vous parle ou est-ce que je suis parti beaucoup trop loin dans ma barque ? Et surtout : Robert Pattinson vous a donné envie de traverser l’écran pour lui mettre une tarte, vous aussi ?

Balancez-moi ça dans les commentaires.

SuPr3m3

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