Salut les Geekz ! J’espère que vous rentabilisez votre abonnement crunchyroll et que vous allez bien ? Et aujourd’hui, on va parler d’un anime dont je n’avais, mais alors absolument jamais entendu parler avant qu’un collègue du boulot me sorte quelque chose du genre : « Nan vraiment, faut que tu regardes, c’est complètement ouf ! »
J’ai évidemment fait ce que fait toute personne raisonnable lorsqu’on lui recommande quelque chose avec autant d’enthousiasme : j’ai attendu.
Puis j’ai fini par lancer Gachiakuta.
Et autant vous le dire tout de suite les Geekz : je me suis pris un UNITED STATES OF SMASH directement en pleine poire.
Je m’attendais à découvrir un shonen sympa. Peut-être une bonne surprise. Certainement pas à engloutir 24 épisodes en me demandant régulièrement ce que les créateurs avaient fumé pour sortir certains personnages, certains pouvoirs et surtout un univers pareil.
Alors oui, autant flinguer immédiatement tout suspense concernant mon verdict : Gachiakuta est un must-see. Et je crois bien que c’est la première fois que je colle un 5/5 à un anime shonen.
Rudo : prenez Bakugo, Vegeta, Luffy et secouez très fort
Il y a des protagonistes auxquels on s’attache progressivement. Rudo, lui, m’a immédiatement rappelé plusieurs personnages que j’adore pour des raisons complètement différentes.
Imaginez qu’on prenne la colère explosive de Bakugo dans My Hero Academia, qu’on y mélange une bonne dose de Vegeta, puis qu’on ajoute quelque chose de Luffy ou du jeune Goku pour cette espèce de simplicité presque instinctive et surtout cet énorme cœur caché derrière un caractère absolument épouvantable.
Vous secouez bien fort et vous obtenez quelque chose qui commence vaguement à ressembler à Rudo.
Attention, je ne dis pas qu’il s’agit d’un copier-coller de ces personnages. Très loin de là. Mais ce sont les références qui me sont immédiatement venues en tête en le regardant évoluer.
Rudo est en colère. Très en colère. Et contrairement à certains héros dont la colère sert essentiellement à déclencher une transformation accompagnée de quinze minutes de hurlements, la sienne fait véritablement partie du personnage et de son histoire.
Parce qu’il faut voir le monde dans lequel le pauvre garçon a grandi.
Bienvenue dans un monde qui jette littéralement ses déchets et ses pauvres
C’est probablement ce qui m’a le plus marqué dans Gachiakuta : son univers.
Rudo vit initialement dans une cité flottante où les classes privilégiées peuvent se débarrasser de leurs déchets en les envoyant dans un gigantesque abîme situé sous leurs pieds. Et quand je parle de déchets, ce monde possède une définition suffisamment large du mot pour y inclure également les êtres humains qu’il considère comme indésirables.
Les populations les plus pauvres vivent déjà en marge de cette société, méprisées et discriminées. Puis Rudo est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis et subit le même sort que les détritus : on le balance dans la Fosse.
Je vais volontairement m’arrêter là concernant l’intrigue. Cette critique restera spoiler free.
Mais visuellement et conceptuellement, impossible pour moi de ne pas penser à GUNNM. On retrouve cette idée d’une société privilégiée vivant littéralement au-dessus d’un monde qui récupère ses déchets, avec une séparation physique entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. Gachiakuta possède évidemment sa propre mythologie et part ensuite dans une direction très différente, mais cette filiation visuelle et sociale m’a sauté aux yeux.
Et surtout, les déchets ne sont pas simplement là pour donner une esthétique post-apocalyptique sympa à l’anime.
Ils sont au cœur de son identité.
Dans Gachiakuta, même une ordure peut avoir de la valeur
Sans rentrer dans les détails du fonctionnement des pouvoirs, parce que leur découverte fait partie du plaisir, Gachiakuta développe une idée que j’adore : la valeur d’un objet ne dépend pas uniquement de ce que la société décide qu’il vaut.
Ce monde jette. Des objets, des choses encore utilisables, des souvenirs et même des personnes. Rudo, lui, possède depuis le départ un rapport complètement différent à tout ça.
Et lorsque cette philosophie commence à rencontrer le système de pouvoirs de l’anime, les choses deviennent franchement intéressantes.
Je ne vais pas vous expliquer pourquoi.
Je ne vais pas vous expliquer comment.
Parce que bordel, il existe des personnages et des situations dans cet anime dont j’aimerais énormément vous parler mais qui perdraient une bonne partie de leur impact si je commençais à les détailler ici.
Donc pour une fois, je vais vous demander quelque chose de très simple : regardez Gachiakuta et faites-moi confiance.
Ce pourraient être les meilleurs 24 épisodes de votre vie.
Sincèrement.
Les Nettoyeurs : oubliez vos premières impressions
Une fois arrivé dans la Fosse, Rudo finit par croiser la route des Nettoyeurs, un groupe chargé notamment d’affronter les créatures nées des montagnes de déchets qui recouvrent le Bas-monde.
Et c’est là qu’une autre énorme qualité de Gachiakuta commence véritablement à apparaître : sa galerie de personnages.
Je vais rester extrêmement vague parce que certains de mes meilleurs moments devant la série viennent précisément du fait que je ne savais rien de ces personnages.
Retenez simplement une chose : ne vous fiez jamais à leur gueule.
Ceux qui possèdent le look le plus badass ne sont pas forcément ceux qui vont le plus vous surprendre. Et inversement, certains personnages auxquels vous ne donneriez pas deux tickets restaurant deviennent soudainement capables de vous faire décoller du canapé.
Le système de pouvoirs permet énormément de créativité et l’anime sait parfaitement jouer avec nos attentes.
Il y a réellement eu des moments où ma réaction devant l’écran s’est limitée à :
« Patin de merle… C’EST QUOI CE POUVOIR DE PSYCHOPATHE ?! »
Et je refuse catégoriquement de vous dire de qui je parle.
Une direction artistique qui possède enfin une vraie gueule
Et puis il y a la direction artistique.
Nom d’un bretzel de merle.
Gachiakuta possède une identité visuelle qu’on reconnaît immédiatement. Le graffiti fait partie intégrante de l’ADN de l’œuvre, les personnages possèdent des silhouettes extrêmement marquées et l’environnement mélange crasse, récupération, couleurs, objets abandonnés et architecture improbable.
Tout semble sale sans devenir visuellement illisible. Tout paraît bordélique sans donner l’impression d’avoir été placé là au hasard.
Le plus impressionnant est peut-être que cette identité ne disparaît pas lorsque les combats commencent. Au contraire, l’animation et la mise en scène arrivent à exploiter le caractère parfois complètement improbable des capacités des personnages sans transformer l’écran en bouillie incompréhensible.
Le dessin, les décors, les animations et la réalisation m’ont laissé comme un fruit sur mon canapé à plusieurs reprises.
Et vu que l’animation est produite par bones film, quelque part, j’aurais peut-être dû me méfier.
Le doublage accompagne parfaitement la folie
J’ai également énormément apprécié le travail vocal. Dans un anime possédant des personnages aussi expressifs et des personnalités aussi marquées, un doublage sans énergie aurait pu complètement flinguer certaines scènes.
Ce n’est clairement pas le cas ici.
Rudo doit pouvoir passer de la rage à quelque chose de beaucoup plus vulnérable sans donner l’impression de changer de personnage, tandis que les membres des Nettoyeurs possèdent chacun leur propre énergie. Le casting vocal accompagne parfaitement cette diversité et participe énormément au plaisir que j’ai pris devant les 24 épisodes.
Parce que finalement, malgré son univers extrêmement travaillé, Gachiakuta ne fonctionnerait probablement pas aussi bien sans ses personnages.
Un shonen qui parle aussi de ce qu’on décide de jeter
Et c’est peut-être là que Gachiakuta m’a le plus surpris.
Derrière les bastons, les pouvoirs complètement barrés et Rudo qui semble régulièrement à deux secondes d’exploser de colère, l’anime possède quelque chose à raconter.
Sur les inégalités. Sur le mépris social. Sur notre rapport aux objets. Sur ce qu’une société considère comme inutile. Sur ceux qu’elle choisit de mettre de côté.
Et surtout sur la différence entre être sans valeur et être considéré comme sans valeur.
Quand votre univers entier repose sur une civilisation capable de jeter ses objets depuis le ciel avant d’appliquer exactement la même logique à certains êtres humains, le parallèle n’est évidemment pas très compliqué à comprendre.
Mais Gachiakuta ne transforme pas pour autant chaque épisode en dissertation.
Les idées sont là. L’univers les porte. Les personnages les vivent.
Et pendant ce temps-là, on peut continuer à regarder des gens utiliser des pouvoirs complètement psychopathes pour se mettre joyeusement sur la tronche.
Net, propre et sans bavure.
La vengeance comme moteur, mais certainement pas comme destination
Lorsque Rudo tombe dans la Fosse, son objectif paraît extrêmement simple : remonter et se venger.
Vu ce qu’il vient de subir, difficile de lui reprocher.
Mais ces 24 épisodes font progressivement comprendre que Gachiakuta possède énormément de cartes qu’il n’a pas encore posées sur la table. Le monde est beaucoup plus vaste que ce que Rudo imaginait, les rapports entre ses différentes populations sont plus compliqués qu’ils n’en avaient l’air et certaines questions ouvertes donnent furieusement envie d’aller chercher la suite.
La saison 1 ne ressemble donc pas à une histoire terminée en 24 épisodes. Elle ressemble davantage à la première énorme porte qu’on vient d’ouvrir sur cet univers.
Et bonne nouvelle : une saison 2 a déjà été annoncée.
Autant vous dire que je serai là.
FAQ : Gachiakuta
De quoi parle Gachiakuta ?
Gachiakuta suit Rudo, un jeune garçon issu des quartiers pauvres d’une cité flottante. Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il est jeté dans la Fosse où s’accumulent les déchets rejetés par la société d’en haut. Il y découvre un nouveau monde, les Nettoyeurs et des créatures nées des immenses amas d’ordures.
Combien d’épisodes compte la saison 1 de Gachiakuta ?
La première saison de Gachiakuta compte 24 épisodes diffusés sur deux cours consécutifs. Et franchement, dans mon cas, ces 24 épisodes sont passés beaucoup trop vite.
Gachiakuta ressemble-t-il à My Hero Academia ?
Les deux sont des shonen d’action et bones film travaille sur l’adaptation animée de Gachiakuta, mais leurs univers sont très différents. C’est surtout la personnalité explosive de Rudo qui m’a personnellement rappelé Bakugo par moments, même si Rudo possède évidemment sa propre histoire et son propre caractère.
Gachiakuta ressemble-t-il à Gunnm ?
J’y ai personnellement retrouvé quelques idées qui m’ont immédiatement fait penser à GUNNM, notamment cette séparation verticale entre une société privilégiée située au-dessus et un monde inférieur récupérant ses déchets. Ce n’est toutefois pas la même histoire et Gachiakuta construit rapidement sa propre identité autour de la Fosse, des Nettoyeurs et de son rapport particulier aux objets.
Une saison 2 de Gachiakuta est-elle prévue ?
Oui. Une deuxième saison a officiellement été annoncée après la diffusion du 24e épisode. Et vu les portes laissées ouvertes par cette première saison, autant dire qu’elle est déjà sur ma liste.
Où regarder Gachiakuta ?
Gachiakuta est disponible en streaming sur Crunchyroll.
Verdict : 5/5 — regardez Gachiakuta
Je pourrais probablement continuer encore longtemps, mais plus j’en raconte, plus je risque de vous gâcher précisément ce qui m’a fait aimer Gachiakuta.
Alors je vais terminer comme mon collègue avait commencé avec moi : nan vraiment, faut que vous regardiez, c’est complètement ouf.
J’étais passé totalement à côté de cet anime. Je ne connaissais ni son univers, ni ses personnages, ni son système de pouvoirs. J’ai lancé le premier épisode presque par curiosité et 24 épisodes plus tard, je me demande surtout comment j’avais pu ne jamais en entendre parler.
Rudo est un protagoniste que j’adore déjà. Les Nettoyeurs possèdent une galerie de personnages complètement folle. L’univers est fascinant. La direction artistique possède une personnalité incroyable. Les pouvoirs arrivent encore à me surprendre dans un genre où on pensait pourtant avoir à peu près tout vu.
Et surtout, derrière toute cette énergie, Gachiakuta possède un cœur énorme.
5/5.
Je crois bien que c’est la première fois que je donne cette note à un anime shonen.
Alors faites-moi confiance sur ce coup-là : regardez les premiers épisodes sans aller vous spoiler les personnages ou leurs pouvoirs. Et quand vous arriverez au premier véritable « PATIN DE MERLE, C’EST QUOI CE TRUC ?! », revenez me dire dans les commentaires si vous avez compris de quel moment je parlais.
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