Critique Resident Evil (2026) : une nuit d’enfer à Raccoon City

Critique Resident Evil (2026) : une nuit d’enfer à Raccoon City

⚡ En bref

4,5/5. Zach Cregger nous embarque dans une livraison cauchemardesque à Raccoon City. Bestiaire généreux, mise en scène impeccable, acteurs investis et ambiance sonore oppressante. L'obscurité devient presque un personnage à part entière : du survival horror comme je l'aime !

Salut les Geekz, j’espère que vous allez bien ? Vous imaginez devoir faire une simple livraison à l’hôpital et vous retrouver au milieu d’une ville infestée de créatures qui n’ont qu’une envie : vous bouffer ? Bienvenue à Raccoon City ! Et croyez-moi, la nuit de Bryan va être longue, très longue.

Quand on connaît les jeux Resident Evil et les précédentes adaptations, on sait déjà sur le fond ce qui risque de se passer. Une course urgente vers un hôpital ? Dans cette ville ? Ça sent le piège à plein nez. Et quand on sait que Zach Cregger, le réalisateur de Barbare et Évanouis, est derrière la caméra, on se doute que tout ce qui pourrait se barrer en cacahuète finira en purée de cacahuètes !

Une livraison qui vire au chemin de croix

Bryan, incarné par Austin Abrams, est coursier médical. Son objectif paraît simple : rejoindre un hôpital de Raccoon City pour y effectuer une livraison. Sauf qu’ici, la moindre embûche peut dégénérer en catastrophe. Et des catastrophes, notre pauvre Bryan va en collectionner un sacré paquet.

Ce mec est littéralement abonné aux emmerdes ! Ni particulièrement doué, ni particulièrement chanceux, il enchaîne les maladresses à un point où je me suis surpris à rire alors qu’il risquait sa peau à chaque instant. On tombe de Charybde en Scylla, encore et encore, et il n’y a jamais de véritable porte de sortie.

Ce mélange d’humour noir et de danger imminent fonctionne étonnamment bien. Bryan n’est pas un héros surentraîné qui distribue des patates de forain aux monstres. C’est un type ordinaire, dépassé par les événements, qui essaie simplement de rester en vie. Et, mine de rien, je me suis attaché à lui.

Raccoon City comme dans les jeux… mais pas leur scénario

Il faut préciser une chose : ce Resident Evil raconte sa propre histoire dans l’univers de la licence. Inutile d’attendre une transposition scène par scène des aventures de Leon, Claire ou Jill. Et vous savez quoi ? À mes yeux, c’est justement ce qui lui permet de respirer.

Les rues ravagées de Raccoon City, la sensation de danger à chaque détour, ces instants où l’on cherche désespérément un endroit sûr… Tout rappelle l’ADN des jeux. J’ai même adoré un clin d’œil à la fameuse salle de sauvegarde ! Pas besoin de réciter l’histoire des épisodes pour retrouver ce sentiment très particulier : on est bien dans Resident Evil.

Les zombies m’ont aussi surpris. Ils m’ont semblé beaucoup plus rapides et plus violents que ceux des épisodes auxquels j’ai joué. Le film ne se contente d’ailleurs pas de quelques morts-vivants : il propose un bestiaire riche, avec des créatures qui renforcent cette impression de cauchemar éveillé. Les effets spéciaux sont très bien utilisés, sans donner l’impression qu’on cherche à en mettre plein la vue gratuitement.

Le son vous met les nerfs en pelote

S’il y a bien un point sur lequel je suis revenu pendant tout mon visionnage, c’est l’ambiance sonore. Elle est omniprésente, pesante, oppressante. Le film parvient même à transformer le simple va-et-vient des essuie-glaces en un rythme d’effroi. Oui, des essuie-glaces ! Bretzel de merle, il fallait le faire.

Ce travail sur les sons du quotidien installe une tension presque permanente. On attend que quelque chose se produise, on tend l’oreille, on redoute ce qu’on ne voit pas. Et quand le danger arrive, il n’a pas besoin d’être annoncé par un énorme effet musical pour fonctionner.

L’obscurité devient un personnage à part entière

Et alors, cette obscurité ! À croire que Bryan ne peut se déplacer que dans le noir, avec son téléphone portable pour seule source de lumière. Au début, j’en souriais presque : donnez donc une lampe torche à ce pauvre type !

Mais en avançant dans le film, j’ai compris à quel point ce choix était habile. La pénombre ne se contente pas de rappeler les jeux : elle devient quasiment un personnage de l’histoire. Elle réduit notre champ de vision, transforme les décors en menaces et laisse l’imagination travailler. On ne sait jamais vraiment ce qui attend Bryan juste derrière le faisceau de son téléphone.

Associée à la bande-son, cette obscurité produit des scènes qu’on pourrait aisément croire sorties tout droit d’un cauchemar. La mise en scène de Cregger sait exactement quand montrer, quand dissimuler et quand laisser la peur faire le boulot.

Un casting impliqué et un destin qui colle à Raccoon City

Le film bénéficie également d’acteurs très impliqués dans leurs rôles. Austin Abrams porte ce périple infernal avec un mélange de maladresse, d’humanité et de vulnérabilité qui m’a convaincu. On peut rire de Bryan sans jamais avoir l’impression que le personnage n’est qu’une blague.

Quant à la conclusion, elle ne m’a pas réellement surpris. Je m’attendais à ce que cette nuit se termine mal, et le film mène les choses plutôt bien. Est-ce un défaut de voir venir une issue ? Pas forcément, quand le chemin pour y parvenir est aussi éprouvant et prenant. Après tout, peu de gens survivent à Raccoon City !

Mon verdict : 4,5/5

J’ai passé un excellent moment devant Resident Evil (2026). Pas parce qu’il aligne les références aux jeux, mais parce qu’il en retrouve les sensations : cette vulnérabilité constante, cette peur de l’inconnu et cette impression que le moindre faux pas pourrait être le dernier.

Un bestiaire riche, une mise en scène au top, des effets spéciaux intelligemment utilisés, une bande-son qui ne desserre jamais son étreinte et un casting investi : Zach Cregger signe pour moi un sacrément bon film d’horreur. Et l’obscurité, omniprésente, mérite presque sa propre place au générique.

Ma note : 4,5/5. Si vous aimez le survival horror, accrochez-vous. Et si votre GPS vous propose une livraison de nuit à Raccoon City… refusez !

Et vous les Geekz, vous en avez pensé quoi ? Vous préférez un film qui reprend fidèlement l’histoire des jeux, ou une aventure originale qui en respecte l’ambiance ? Dites-moi ça dans les commentaires !

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Pour en savoir plus : Fiche du distributeur français · Fiche IMDb.

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