Critique One Last Shot (2026) : Scott Adkins reprend son souffle avant de retourner en apnée
Cinéma

Critique One Last Shot (2026) : Scott Adkins reprend son souffle avant de retourner en apnée

⚡ En bref

One Last Shot reprend quelques heures seulement après One More Shot et remet un Jake Harris déjà épuisé et blessé au cœur d'une nouvelle mission qu'il n'a franchement pas demandée. Toujours construit comme un immense plan-séquence, le film maîtrise son action, sa tension et même ses silences. Mais derrière les fusillades et le close-combat, il y a surtout un Harris confronté à quelque chose de beaucoup moins simple à combattre : les zones grises entre devoir, loyauté et conscience. 4,5/5.

Salut les Geekz ! J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, on repart pour une nouvelle dose de Scott Adkins avec One Last Shot, troisième passage dans la machine à laver pour ce pauvre Jake Harris.Et franchement, il y a des mecs à qui on devrait offrir une semaine aux Maldives. Jake Harris, lui, termine une mission infernale et, quelques heures plus tard, on lui en colle une nouvelle sur le dos.Bienvenue dans One Last Shot.Et cette fois, Harris n’arrive pas frais comme un gardon. Il est fatigué, blessé, diminué, porte encore physiquement le poids des événements de One More Shot et se retrouve pourtant envoyé de force dans une situation qui va très rapidement dépasser le simple cadre du « trouve les méchants et neutralise-les ».Parce que One Last Shot comprend quelque chose d’important : Harris est peut-être une machine lorsqu’il faut passer à l’action, mais ce n’est pas une machine tout court.

Une seule longue apnée

La saga conserve évidemment ce qui est devenu sa signature : cette impression d’assister à un gigantesque plan-séquence sans interruption.Il y a bien entendu des raccords. One Last Shot ne cherche pas réellement à nous faire croire que Scott Adkins, James Nunn et toute l’équipe ont tourné le film entier en appuyant une seule fois sur REC.Mais ils savent sacrément bien tricher.Un passage, un mouvement, un obstacle qui vient occuper le cadre, un angle judicieusement choisi : la caméra utilise constamment son environnement pour dissimuler ses coupures et reprendre son mouvement sans casser l’illusion.Et ça fonctionne.D’autant que ce dispositif ne sert pas uniquement à rendre les fusillades plus impressionnantes. Il permet surtout de nous enfermer avec Harris.Quand il court, on court avec lui. Quand ça tire, on est au milieu. Et quand il s’arrête… on ne sort toujours pas du film.C’est peut-être même ce que j’aime le plus dans cette trilogie : même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose.La caméra peut ralentir. Harris peut reprendre son souffle. Le film peut sembler nous accorder quelques secondes de tranquillité. Pourtant, la tension ne disparaît jamais vraiment.On nous laisse simplement reprendre notre souffle avant de retourner en apnée.

Critique One Last Shot (2026)

Une bande-son qui refuse de nous laisser tranquilles

Une grosse partie de cette sensation vient également de la bande-son.Très présente, avec quelque chose de presque militaire et industriel, elle accompagne les moments de tension sans nécessairement attendre que les armes commencent à parler.Résultat : même lorsque l’écran se calme, le film reste anxiogène. Il existe toujours cette petite sensation désagréable que quelque chose peut partir en vrille.Et quand ça part effectivement en vrille… eh bien, on est chez Scott Adkins.

De l’action spectaculaire, mais pas débile

L’arrivée du HRT permet également à One Last Shot de montrer qu’il a bossé son aspect tactique.Tout n’est pas absolument irréprochable — quelques détails au début de leur intervention m’ont notamment fait tiquer — mais on sent rapidement que les acteurs ont été briefés et entraînés.Les déplacements, les positions et la coordination donnent suffisamment de crédibilité à l’ensemble pour qu’on accepte ce que l’on voit.Et c’est loin d’être évident.Montrer une unité tactique de façon parfaitement réaliste peut rapidement devenir peu spectaculaire. À l’inverse, vouloir absolument faire du cinéma peut transformer des professionnels entraînés en figurants courant n’importe comment avec un fusil.One Last Shot trouve un excellent compromis entre les deux.Et avec cette caméra qui semble ne jamais couper, la chorégraphie devient d’autant plus importante : le montage traditionnel n’est plus là pour sauver artificiellement le rythme ou masquer tous les déplacements.

Critique One Last Shot (2026)

Faire beaucoup avec un budget contenu

Le plus impressionnant, c’est que tout ça semble avoir été réalisé avec un budget relativement contenu. Aucun montant officiel ne semble avoir été communiqué pour One Last Shot, et je ne vais donc pas vous sortir un chiffre de mon chapeau.Mais la saga One Shot est justement représentative de ce cinéma d’action qui doit faire beaucoup avec des moyens limités.Et à l’écran, ça ne se ressent pratiquement jamais.One Last Shot donne plutôt l’impression que chaque dollar disponible a fini devant la caméra plutôt que dans une feuille Excel. Décors, mouvements de caméra, cascades, fusillades : James Nunn utilise ce qu’il a intelligemment et donne régulièrement au film une ampleur supérieure à ce que ses moyens pourraient laisser supposer.Et quelque part, je trouve ça beaucoup plus impressionnant qu’un blockbuster capable de balancer 200 millions de dollars sur l’écran.

Jake Harris n’est pas au meilleur de sa forme — et tant mieux

Mais le choix que je trouve probablement le plus intéressant concerne Harris lui-même.Le film ne remet pas les compteurs à zéro entre deux épisodes.Les événements précédents ont eu lieu quelques heures auparavant. Harris est fatigué. Il est blessé. Son corps commence sérieusement à lui présenter la facture.Et malgré ça, on lui demande encore d’avancer.Cette vulnérabilité rend le personnage beaucoup plus intéressant qu’un simple héros d’action increvable. Scott Adkins reste évidemment Scott Adkins lorsqu’il faut distribuer les coups, mais le film n’oublie jamais complètement que son personnage est diminué.Surtout, Harris continue à observer et réfléchir.Même sous pression, il cherche à comprendre ce qui se joue autour de lui. Qui veut quoi ? Pourquoi ? Quels intérêts se cachent derrière les ordres qu’on lui donne ? Qu’est-ce qui motive réellement ceux qu’on lui demande d’affronter ?Parce que le problème de Harris n’est progressivement plus seulement de savoir comment accomplir sa mission.Il doit comprendre ce que cette mission signifie.

Entre The Rock et Scott Adkins

Difficile pour moi de ne pas penser à The Rock devant certains passages de One Last Shot.Il y a notamment une confrontation qui m’a immédiatement rappelé la célèbre scène des douches du film de Michael Bay : plusieurs forces armées, une tension qui devient presque insupportable et cette impression que personne ne souhaite véritablement provoquer l’irréparable alors que tout est déjà réuni pour que la situation explose.Mais la parenté va plus loin.One Last Shot touche lui aussi à cette figure du soldat qui finit par regarder différemment le système qu’il a servi après avoir vu trop des siens tomber.Sauf qu’ici, le discours prend une direction plus contemporaine en questionnant notamment ceux qui profitent économiquement des guerres pendant que d’autres meurent sur le terrain.Et plutôt que de fournir immédiatement une réponse confortable, le film place Harris au milieu de tout ça.

Dolph Lundgren : Mulholland représente parfaitement le problème

Et quel plaisir de retrouver Dolph Lundgren dans la peau de l’amiral Mulholland.Son personnage m’a particulièrement intéressé parce qu’il représente presque à lui seul le versant institutionnel, voire autoritaire, de tout ce que le film raconte. Là où Harris commence à observer les zones grises, Mulholland reste beaucoup plus attaché à la structure, aux ordres et à ce que le devoir exige de ceux qui servent.Ce n’est pourtant pas un simple « méchant militaire » posé là pour faire avancer le scénario. Et c’est justement ce qui rend leur opposition intéressante : les personnages peuvent regarder exactement la même situation et parvenir à des conclusions radicalement différentes sur ce que signifie faire son devoir.Lundgren n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour imposer Mulholland. Sa présence suffit largement et apporte encore un peu plus de poids aux dilemmes auxquels Harris est confronté.

Critique One Last Shot (2026)

Le devoir n’est jamais complètement blanc ou noir

C’est finalement là que One Last Shot m’a le plus surpris.Sous ses airs de gros actioner tactique avec Scott Adkins, le film parle énormément de loyauté.Loyauté envers son pays. Loyauté envers sa mission. Loyauté envers les hommes avec lesquels on a combattu. Loyauté envers ceux auxquels on doit quelque chose.Et le problème, évidemment, c’est que toutes ces loyautés ne pointent pas nécessairement dans la même direction.Harris va pratiquement expérimenter toutes les nuances de gris possibles entre le devoir et la conscience personnelle.Et le film a l’intelligence de ne pas transformer ça en un choix simpliste entre les gentils d’un côté et les méchants de l’autre.Certains personnages peuvent employer des méthodes impossibles à accepter tout en soulevant des questions légitimes. D’autres peuvent défendre une institution tout en prenant des décisions moralement beaucoup plus difficiles à avaler.Au milieu se trouve Harris.Épuisé. Blessé. Envoyé là presque malgré lui.Et obligé de déterminer jusqu’où va son devoir lorsque les ordres, la loyauté et sa propre conscience commencent à entrer en collision.

Scott Adkins, mais pas seulement pour ses poings

C’est aussi ce qui permet à Scott Adkins de montrer autre chose.Évidemment, personne ne lance One Last Shot en espérant qu’il passe deux heures assis derrière un bureau. Le bonhomme reste l’une des valeurs sûres du cinéma d’action moderne et le film sait parfaitement pourquoi il est là.Mais Jake Harris lui permet aussi de jouer sur l’épuisement, le doute et la retenue.Son personnage passe une partie du film à encaisser physiquement ce qui lui arrive tout en essayant mentalement de comprendre dans quel foutoir on vient encore de l’envoyer.Et lorsqu’un héros capable de résoudre beaucoup de problèmes avec ses poings découvre que le véritable problème ne peut justement pas être résolu aussi simplement, ça devient beaucoup plus intéressant.

Critique One Last Shot (2026)


FAQ — One Last Shot

Où regarder One Last Shot ?

One Last Shot dispose d’une fiche sur Apple TV France, avec notamment une piste audio et des sous-titres français.La disponibilité pouvant évoluer selon les plateformes et les territoires, pensez à vérifier les offres proposées au moment où vous lirez cet article.

One Last Shot est-il la suite de One More Shot ?

Oui. One Last Shot constitue le troisième film consacré à Jake Harris après One Shot et One More Shot.

Scott Adkins reprend-il le rôle de Jake Harris ?

Oui, Scott Adkins reprend une nouvelle fois le rôle du Navy SEAL Jake Harris, cette fois déjà épuisé et blessé par les événements précédents.

Dolph Lundgren joue-t-il dans One Last Shot ?

Oui. Dolph Lundgren interprète l’amiral Mulholland, un personnage particulièrement important dans les questions de devoir et de loyauté développées par le film.

Qui réalise One Last Shot ?

James Nunn revient à la réalisation, tandis que le scénario est signé Jamie Russell.

Combien de temps dure One Last Shot ?

Le film dure environ 1 h 37.


Verdict

J’ai adoré One Last Shot.4,5/5.L’action est maîtrisée, la réalisation de James Nunn exploite toujours aussi intelligemment son faux plan-séquence et Scott Adkins assure évidemment dès qu’il faut passer aux choses sérieuses.Mais ce qui m’a vraiment accroché se trouve ailleurs.Dans ces moments où la caméra s’arrête sans que la tension disparaisse. Dans cette bande-son militaire et industrielle qui refuse de nous laisser souffler. Dans ce Harris épuisé qu’on oblige à continuer alors que son corps lui demande clairement l’inverse.Et surtout dans toutes ces zones grises que le film place entre mission, loyauté, conscience et devoir.One Last Shot nous laisse parfois reprendre notre souffle.Juste assez longtemps pour nous rappeler qu’on va devoir retourner en apnée.

Ma note4,5 / 5

Vous avez vu One Last Shot ? Vous êtes toujours clients de cette formule en faux plan-séquence ? Et surtout, qu’avez-vous pensé de l’évolution de Jake Harris et de Mulholland ? Venez en discuter dans les commentaires !SuPr3m3

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