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Répliques de Hell

53 répliques

  1. C’est vrai. On aurait pu. Tu sais. On aurait pourtant pu s’aimer sans en crever. On aurait pu essayer d’être un couple d’une niaiserie rare, il paraît que l’amour rend con, on aurait eu une excuse. Se cacher dans des petits endroits secrets pour se bécoter, parce que bien sur, pas de sexe, ou alors ne surtout pas en parler, c’est méga tabou une vraie relation d’amour. On pourrait aussi devenir une bande de vaseux pathétique à se regarder dans le blanc de l’œil pendant une éternité, s’écrire des mots doux et se faire des sourires douteux de mièvrerie. Oh oui, ce que ça serait beau ça aussi... Mais j’avoue que ça n’aurait aucun intérêt. Quand on aime, c’est pour mourir d’amour. C’est pour se brûler les sens jusqu’au petit matin et regretter ensuite. C’est se cracher au visage et croire qu’on ne s’aime plus et se jeter l’un sur l’autre comme si le monde allait s’écrouler et qu’on voudrait pas crever ailleurs que dans nos bras. Dans nos étreintes de satin, à hurler à la pleine lune, nos maux d’amour. C’est se mentir et se dire qu’on arrête de se voir. C’est pleurer. Annoréxier sa vie de nos mensonges. Vomir l’hypocrisie de quand on se croise dans la rue. C’est se croiser et se sourire comme si de rien n’était. Tu vois, comme ça, ça serait le summum de l’hypocrisie, on pourrait presque dire de l’horreur, parce qu’on le ferait, par jeu, de s’arracher le cœur à pleines mains, avec une volonté terrifiante de souffrir plus que l’autre, de se mordre au cœur avec froideur comme si rien n’était vrai, ou plutôt comme si on avait voulu que rien ne soit vrai tout en sachant qu’on ne pourra que crever si c’était un rêve.

  2. Parce que la vérité, c’est que je suis dingue de cette fille, j’y peux rien c’est comme ça, et je suis dingue d’elle.

  3. Je dégueule sur les sentiments trop faciles.

  4. On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l’amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu’on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l’accident, on prend trop de coke, on frôle l’overdose. Ça fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d’hommes d’affaires, qui dégénèrent à ce point là, c’est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d’autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du moi. Et on les déteste, parce qu’ils donnent tant et si peu. Tant pour qu’on puisse se foutre en l’air, et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s’estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu’on ne va en cours, on a plus de maisons qu’on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu’on n’appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n’a pas le droit de s’en plaindre, parce qu’il paraît qu’on a tout pour être heureux. Et on crève, dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d’antidépresseurs, et le sourire aux lèvres.

  5. Tant qu’il restera un rayon de soleil avenue Montaigne, j’aurai envie de croire au bonheur...

  6. La nuit tombe, et quand la nuit tombe Paris change de couleur et de sens.

  7. Vivre d’amour, d’Evian et de Marlboro light.

  8. Ca vous exaspère ? Tant mieux, c’est fait pour. Je suis un petit con, un sale petit con qui se la pètee du haut de ses vingt-deux ans et de ses millions. Mon optique ? Emmerder le monde, vous compris. Car emmerder le monde est la solution, la panacée contre l’ennui.

  9. Que dire du bonheur ? Rien. Ça emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres.

  10. Encore un réveil difficile. Pendant dix minutes, je maudis toutes ces nuits blanches, ces verres superflus, ces cigarettes dont je n’avais pas envie, ces lignes de coke qui n’ont servi à rien, et je prend la résolution de ne plus jamais sortir, arrêter de boire, de fumer, me coucher tôt, ne manger que des sushis et des fruits frais.

  11. - C’est avec mon père que vous faites vos afters maintenant ? - Non Sibylle, pas avec ton père, avec ton père et ton mec.

  12. Je l’aime, toujours, tout le temps, à en crever. Je l’aime endormie ou déprimée, je l’aime même cokée, abrutie, dégradée. Elle réussissait, je ne sais pas comment, à rester si pure dans les situations les plus dégradantes que j’avais envie de me mettre à genoux devant elle.

  13. On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... chaque jour est l’inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu’un d’autre, on sort ailleurs. Mais c’est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l’éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu’on s’en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l’inconnu. Du pire. Et puis qu’on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu’à ce que le sang gicle...

  14. - Pourquoi t’es parti ? - Pour te sauver... - Ah bah c’est réussi... j’ai juste failli crever !

  15. NIQUE LA POLICE, NIQUE LA POLICE, À BAT SARKOZY ! !

  16. Désillusionnée avant l’âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu’on nomme l’amour n’est que l’alibi rassurant de l’union d’un pervers et d’une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l’inéluctable solitude. L’amour, c’est tout ce qu’on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum pour justifier le fornicateur de l’orgasme. C’est la quintessence du beau. Du bien, du vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine. Et bien moi je refuse. Je pratique et je prône l’hédonisme mondain il m’épargne, il m’épargne les euphories grotesque du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les amis communs, les vacances sur la côte, puis un dîner : les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d’autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s’engueuler, se réconcilier tout en sachant que c’est mort au fond, aller baiser ailleurs, et puis plus rien. Souffrir...

  17. - Ça va Sib ? - Non sa va pas ! Je le déteste ! J’ai qu’une seule envie, c’est de le tuer, de le torturer pour qu’il souffre, comme je souffre, tu comprends ? [... ] - Mais qu’est ce qui pourrais VRAIMENT lui faire du mal à cet enculé ? - Raye-lui sa caisse !

  18. A a les yeux pleins d’étoiles et un sourire séraphique qui dissimulent ses mauvaises intentions.

  19. J’étais venue lui dire je t’aime, juste je t’aime et reviens ? Je l’ai vu, j’ai voulu courir vers lui... Mais son dos qui s’éloignait avait quelque chose de fatal. Je suis resté clouée sur place, avec ma coupe de champagne qui tremblait dans ma main, et j’ai laissé partir un rêve en me disant que c’était mieux pour lui... Je suis hantée par notre dernière entrevue. L’impression d’avoir commis quelque chose d’irréparable.

  20. ?1. B était beau gosse. 2. B avait une Aston Martin DB7 vantage. 3. B lisait... des livres. 4. B m’a baisée, et B ma basée. Eh oui, pour la première et dernière fois, je me suis laissé prendre à ce truc vieux comme le monde, et je porte en moi la douleur séculaire de la Vertu trahie, que nous autres femmes subissons dep...uis des siècles, à cause de ces monstres avides de coïts sans lendemain.

  21. - Tu fais quoi dans ta vie à part pleurer dans la rue et vider les bars ? - Je pleure aussi dans les bars.

  22. Je roule à 150, je ne sais pas ce que je fuis, ni ce après quoi je cours. La vitesse me grise. Demain tout va changer. J’en ai marre, j’en peux plus. Poursuivre chaque jour une finalité qui n’existe pas ; m’étourdir, taper, jouer, baiser, sortir, je veux rompre cet engrenage infernal. Demain, j’arrête la coke, je me résigne à faire quelque chose. Je veux avoir une raison de me lever le matin. Demain je bazarde ma fierté qui ne sert à rien, et je lui avoue la vérité, je lui dit à quel point je l’aime, que je n’ai jamais cessé de l’aimer.

  23. N’attendez pas de chute à cette histoire, il n’y en a pas. Il est mort et plus rien n’a de sens pour moi. J’envisage l’avenir comme une éternité de souffrances et d’ennui. Ma lâcheté m’empêche de mettre fin à mes jours. Je continuerais à sortir, à taper, à boire et persécuter des cons... Jusqu’à ce que j’en crève... L’humanité souffre. Et je souffre avec elle.

  24. Je m’habille. Du noir, du cuir, de la couture. Sac Dior piqué à ma mère. Ma dégaine de pouffiasse me ravit. Une pouffiasse en deuil. Je suinte le fric et la vulgarité. Je me dégoûte. J’ai un flash en m’arrêtant devant la grande glace de l’entrée. Je me revois trois mois plus tôt, je partais tout lui avouer et je me suis regardée dans cette même glace, l’espoir au cœur, en me demandant si j’allais lui plaire ce soir-là et si j’allais une fois encore finir cette nuit entre ses bras. Mais je n’ai pas fini cette nuit entre ses bras, et lui cette nuit-là, il n’en a jamais vu la fin.

  25. Je n’ai pas besoin de me donner bonne conscience, j’en ai pas.

  26. Je m’effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d’un cri. Je crie la fin d’un rêve, je cris la fin du monde. Je crie la fin de l’homme que j’aime et qui s’est planté comme un con, en sortant de boîte, dans sa caisse à cinq cent mille balles qui n’a même pas été foutu de le préserver. Mort sur le coup. Mort. Je crie l’atroce réalité de cette vie de merde qui donne, et qui reprend. Je crie ce qu’on a vécu, ce qu’on aurait pu vivre encore. Je crie ce qu’il est. Était. Ce qu’il aurait pu devenir. Je crie ma détresse, ma douleur, mon amour, mon amour, mon amour...

  27. Tout ce que je voulais, c’était l’atteindre, voir briller des putains de larmes dans ses yeux, qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle fasse une crise. Elle s’est levée posément, s’est mise à me caresser les cheveux et m’a démontré par a + b l’être minable que je suis... Et je l’ai laissée.

  28. Six heures du matin, quelque part dans le XVIIIe, des poubelles et des gens. Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. Et je suis la seule à le savoir.

  29. On cherche l’amour, on croit le trouver. Puis on retombe. De haut. Mieux vaut tomber que ne jamais s’élever ?

  30. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur.

  31. L’homme que j’aimais est mort il y a trois mois. Tant bien que mal, avant j’aimais la vie, parce qu’on l’avait en commun. Avant, j’aimais la vie, même sachant tout ce que je savais, car dans l’immensité du vide, il était là qui souriait. Aujourd’hui, je chéris un fantôme, un souvenir. Je pense encore à lui chaque jour, chaque minute, chaque seconde... Absurde constance. J’ai beau vivre, si on peut appeler ça vivre, j’ai beau baiser, et sortir... Je pense encore à lui. Je regarde les gens, leurs pas qui les emportent vers une finalité absente... Et au fond de moi-même, son image qui me hante. Je le connaissais mieux que personne. On avait le même état d’esprit, on méprisait la platitude et la médiocrité, on était prisonniers du fric et ça nous rendait dingues, et on ne savait pas pourquoi on existait. Maintenant, qu’il n’est plus là, je sais pourquoi j’existais. J’existais pour lui. Je suis faible, et j’ai l’impression que mon corps se meurt lentement. Seul mon esprit plein de souvenirs est encore vivace. Je préfère ressasser le bienheureux passé que de me contenter de ce présent de merde. Je n’oublierai pas ton visage, je n’oublierai jamais ta voix. Je me morfonds dans ma douleur. Pauvre con, tu ne pouvais pas rouler moins vite.

  32. - Vous m’avez pris en flagrant délit de stupéfiant ! - Y a aucun délit ! - Y a aucun délit ? Vous m’embraquez d’accord ? ! - Mais vous avez commis aucun délit. - Ah ouais ? Conard ! Sale keuf ! Nike la police ! NIKE LA POLICE ! À bas SARKOZY ! C’est pas de l’outrage à agent ça ? Allez oust au poste ! -...

  33. Je dégueule sur la facilité des sentiments.

  34. Il parait que j’ai tout : je suis beau, jeune, riche. À un détail près : je suis beau, jeune, riche et lucide. Et c’est ce détail qui fout tout en l’air.

  35. L’humanité souffre et je souffre avec elle.

  36. Caricature ; c’est ce que tu es, la caricature du pauvre mec qui a tout, mais qui n’est rien.

  37. Je suis un artiste et mon œuvre c’est moi.

  38. - La traite pas de pute ! - Comment t’appelles une fille qui baise avec tout le monde ?

  39. - T’sais quoi ? On va jouer à un jeu. Ça s’appelle « répète après moi ». Tu répètes après moi. - Ok. - J’ai un prénom de fille. [ il s'appelle Andréa ] - J’ai un prénom de fille - Je sais pas comment m’y prendre avec les filles, à part les attacher au radiateur. - Je sais pas comment m’y prendre avec les filles, à part les attacher au radiateur. - Pourquoi ? - Pourquoi ? - J’ai envie de baiser avec toi ! - J’ai envie de baiser avec toi. - C’est vrai ça ? - C’est vrai ça. - Ok, on va chez toi ? - Ok. On va chez toi. - Non ! T’as pas compris ! On va chez toi. Je t’attends dehors.

  40. C’est pas de la drogue c’est de la coke.

  41. À 200 à l’heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon trainer lorsque nous sommes au volant, nous mêlons l’alcool à la beuh, la beuh à la coke, la coke au extas. Des mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leur petites sœurs qui se font, de toute manière, partouzer du soir au matin.

  42. Je suis un produit de la « think pink generation », mon credo : « sois belle et consomme ».

  43. Je sais que toutes les filles se sont trouvées affreuses, en se réveillant ce matin, et que toutes attendent un coup de fil qu’on ne leur passera jamais.

  44. La vérité c’est qu’on s’emmerde profondément parce qu’on a plus rien à désirer.

  45. - J’ai cassé mon talon - Le talon de tes Gucci ? - Nan, le talon de mon pied. - Ah, tu m’as fait peur.

  46. Et pour ta question tout à l'heure, la réponse est non... J't'aime pas, j't'ai jamais aimé... Regarde moi... J'ai une tête à t'aimer ?

  47. Me dis pas de la fermer ! Y a des femmes qui ont brulé leurs soutient-gorge c'est pas pour que trente ans après y ait des petits machos comme toi qui nous traitent comme de la merde !

  48. A nos vies de merde, dans ce monde de merde, qui tire à sa fin.

  49. Mieux vaut être indifférent et digne que malheureux et pathétique.

  50. T'en a pas marre de baiser avec un con différent tous les soirs ?

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