Toutes les répliques

Répliques de Roméo + Juliette

26 répliques

  1. Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui.

  2. Parles sans retard, il me tarde à moi de mourir !

  3. Vous avez des souliers de bal et les pieds légers moi j’ai le cœur lourd.

  4. Ici je veux fixer mon éternel demeure, et soustraire au joug d’adverses étoiles cette chaire lasse du monde. Mes yeux un dernier regard, Mes bras un dernier baiser, vos lèvres portes de l’âme humaine scellées d’un baiser légitime votre éternel pacte avec le sépulcre.

  5. Je m’en vais dans mes draps de belle toile, j’ai trop froid pour la belle étoile.

  6. Mon amour ! Ma femme ! La mort qui a sucé le miel de ton haleine n’a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté : elle ne t’a pas conquise ; la flamme de la beauté est encore toute cramoisie sur tes lèvres et sur tes joues, et le pâle drapeau de la mort n’est pas encore déployé là...

  7. Deux anciennes maisons réputées d’égale dignité dans la belle Verone, où se place notre scène, pour d’anciennes querelles de nouveau se mutilent. Le sang civil vient souiller le poing des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, deux enfants amoureux sous des astres défavorables, s’éveillent à la vie. Leur malheureux effondrement dans le tombeau ensevelira la haine que leurs pères l’un pour l’autre conçoivent. Les terribles péripéties de leur funestes amours et l’effrayante assiduité de leur parents dans une querelle que rien hormis la mort de leur progéniture n’aura le pouvoir d’épuiser. Tel sera dans les deux prochaines heures, le spectacle de notre scène.

  8. Bien trop tôt je le crains : mon esprit appréhende Une conséquence encore dans les étoiles Et qui cruellement va commencer son cours Avec cette fête nocturne, et mettra fin À la méprisable vie que je porte en ma poitrine Par quelque vil arrêt de mort prématurée. Mais que celui qui tient le gouvernail de mon voyage Dirige aussi la voile !

  9. Alors je vois bien que la reine Mab vous a rendu visite, l’accoucheuse des songes parmi les fées ! Elle vient, pas plus volumineuse qu’une agate a un index d’échevin, derrière un attelage d’infimes créatures, se poser au bout du nez des hommes dans leur sommeil. Son chariot est la coque d’une noisette aménagée par un écureuil-menuiser ou l’un de ces vieux vers qui trouent le bois, l’un et l’autre depuis le fond des âges les carrossiers des fées. Les rayons de ses roues sont faits de longues pattes de faucheux, la capote, d’un élytre de sauterelle, les guides, des toiles les plus fines de l’araignée, les colliers, des iridescentes humides du clair de lune, le fouet, d’un os de grillon, et sa mèche, c’est un fil de la Vierge. Et le cocher, un moucheron de petite taille, au manteau gris, qui n’est pas la moitié du petit ver rond que l’on extrait du doigt des filles flemmardes. Voici dans quelle pompe elle va nuit après nuit au galop dans la tête des amoureux, et alors ils rêvent d’amour, sur les genoux des courtisans, qui rêvent aussitôt de courbettes, sur les doigts des hommes de loi, qui rêvent aussitôt d’honoraires, sur les lèvres des dames, qui rêvent aussitôt de baisers, mais que Mab irritée afflige souvent de cloques, car leur haleine empeste les sucreries. Parfois elle galope sur les narines d’un courtisan et il rêve qu’il flaire une bonne place à briguer. parfois, avec la queue d’un cochon de dîme, elle vous chatouille le nez d’un curé qui dort, et en rêve il reçoit de nouveaux bénéfices. Parfois elle voyage sur le cou d’un homme de guerre, il rêve qu’il égorge ses ennemis et de brèches et d’embuscades, de lames d’acier d’Espagne, de rasades profondes de cinq brasses ; mais elle bat le tambour à ses oreilles, et il sursaute, se réveille, et tout apeuré, marmonne une ou deux prières qui embrouille la nuit le crin des chevaux et noue dans les cheveux des souillons crasseuses ces petites touffes démones qu’il est funeste de démêler. Ah, la sorcière, qui vient peser sur elles, et la première leur enseigne comment soutenir la charge, faisant d’elles des femmes de bon maintien !

  10. Je sens comme de la religion dans vos baisers.

  11. Ainsi... Sur un baiser... Je meurs...

  12. You kiss by the Book.

  13. Mon unique amour a jailli de mon unique haine, je l'ai connu trop tard et vu trop tôt sans le connaître vraiment, prodigieux amour auquel je vient de naître...

  14. Sur les ailes légères de l’amour j’ai volé par dessus ces murs, des clôture de pierre ne sauraient barrer la route à l’amour.

  15. J’ai acheté la demeure d’un amour mais je n’en est pas encore pris possession, et je suis moi-même acquise sans encore en jouir.

  16. L’amour bondit vers l’amour comme l’écolier referme le livre mais l’amour et l’amour se quittent comme l’écolier va à l’école.

  17. J’ai le manteaux de la nuit pour me dérober à leurs yeux, mais si tu ne m’aime pas laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine que d’attendre la mort sans être aimé de toi.

  18. Pourquoi cet amour querelleur, cette haine amoureuse, ce tout créé d'un rien, cette pesante légèreté, cette vanité sérieuse, cette innommable chaos des plus aimables formes...

  19. Viens douce nuit, Viens vite amoureuse au front noir, Donne moi mon Roméo. Et quand je mourrai que tu le prennes et l'éclates en petites étoiles, Dès lors, il embellira tant le visage du ciel que tout l'univers sera amoureux de la nuit, Et que nul ne pourra plus adorer l'aveuglant soleil.

  20. Mon unique amour a jaillit de mon unique haine.

  21. Si je ne dois plus penser à elle tu devras m'enseigner à ne plus penser...

  22. La peste soit de vos deux familles.

  23. Si l'amour est dur avec toi, sois dur avec lui ; perce l'amour qui te perce et possède le.

  24. Prodigieux amour auquel je viens de naître qui m'impose d'aimer un être détesté.

  25. Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.

  26. Mon cœur jusqu'à présent a-il-aimé ? Jurez que non, mes yeux, Car jamais avant cette nuit je n'avais vu la vraie beauté.

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